Archives de catégorie : Mes lectures

La mort apprivoisee

Valerie Perrin, l’auteur de « Changer l’eau des fleurs » est la nouvelle compagne de Claude Lelouch. J’ai découvert la chose en toute fin de lecture de ce beau livre, et cela m’a paru lumineux. Ces deux-là se sont apparemment bien trouvés !… Leur narration est proche, leur style aussi riche dans la description de l’intime. Leurs retours en arrière similaires dans des flash-backs nourrissant la trame du récit. Ce livre est un mille-feuille, au sens qu’il superpose, par couches successives, des tranches de vie les unes sur les autres pour former une seule vie dans sa pleine dimension psychologique et affective, la vie de Violette.

Quelle science du récit ! Dès les premières lignes, le lecteur est captivé. Non pas par un scénario alambiqué, il ne se passe presque rien. Mais la sérénité qui se dégage du personnage emporte tout. Malgré une vie de chiotte, cette jeune femme prend la vie comme une offrande. Il se dégage d’elle un inaltérable optimisme. Contagieux aussi, car elle va fédérer autour d’elle toute une bande de laissés-pour-compte et d’écorchés de la vie. Et pourtant, cette femme est… garde-barrière à la SNCF, puis garde de cimetière !… 

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Maximes du vieux Sage

Qu’il est rafraîchissant de découvrir une personnalité accomplie qui a parfaitement réussi sa vie d’homme !… Olivier de Kersauson est un grand navigateur, un aventurier, un homme de la mer. Mais il est aussi un homme riche d’une érudition terrienne et maritime, un philosophe certes peu conceptuel, mais essentiellement pragmatique, un homme plein d’humour qui s’attache à « l’être » plutôt qu’au paraître, en bref, un homme qui est solide dans sa construction et qui projette sur l’existence le phare d’une intelligence de l’expérience.

Façonné par la mer qui lui a tout appris, le jeune Kersauson a aussi pris des partis audacieux dans sa jeunesse, en particulier celui de ne rien attendre des autres pour ne pas être déçu. Il a construit ainsi une personnalité chaleureuse, plus ouverte sur l’extérieur que ses choix primordiaux ne le laisseraient paraître. Il a suivi une éducation rigoureuse, et ne la rejette pas. Il sait tout ce qu’il lui doit.

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L’echec qui stimule…

La France n’aime pas les échecs. En général, on préfère les cacher sous le tapis, les dissimuler comme une maladie honteuse. Le monde professionnel aime les succès aux trajectoires simples. Orientées exclusivement vers le Nord-Est. Tout cela est très différent de la vision de Winston Churchill, selon lequel le succès c’est « aller d’échecs en échecs sans perdre son enthousiasme ». Alors, quand un entrepreneur français prend la plume pour parler de la faillite de sa boite, on ne peut que le féliciter. Voilà un homme qui joue la transparence, qui assume et qui veut tirer des enseignements d’une expérience douloureuse. Un exercice de corde raide, qui se révèle, au final, absolument passionnant… 

Le monde de l’entreprise est souvent mal-connu. Celui des chefs d’entreprises est souvent l’objet de raccourcis réducteurs. L’image du patron fumant un gros cigare chez Plantu n’est pas loin. Il est donc précieux de voir que gérer une entreprise est d’abord une aventure collective et humaine. Celle d’un homme qui consacre toute son énergie à un projet. Celle d’une famille qui le soutient, de collaborateurs qui l’entourent, de salariés qui s’impliquent… Tout peut fonctionner à merveille, au plus grand bénéfice de tous. Jusqu’à ce qu’un gros grain de sable vienne gripper la machine, en l’occurrence la faillite de la Banque Lehmann en 2008 qui a entraîné une forte dépression internationale qui n’a épargné personne. Surtout dans le domaine du recrutement où oeuvrait Solic. Les salariés étant traditionnellement une variable d’ajustement, en cas de crise, les recrutements sont stoppés net. Ce fut le drame de Solic et de son sympathique dirigeant Nicolas Doucerain.

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La Peur, un grand moteur…

La Peur est une série de six nouvelles, tellement achevées qu’elle m’a donné l’envie de passer le reste de ma vie à lire tous les écrits de Stefan Zweig. Oui assurément, c’est le plus grand écrivain mondial. Celui qui reproduit les états d’âme et les pensées secrètes dans une précision des mots qui touche au sublime. J’ai été touché au coeur par la pureté de sa langue, le caractère millimétré de ses intentions, l’éclat de mots inattendus qui s’insèrent parfaitement dans l’intrigue, des entre chocs sémantiques qui vous campent une situation plus vraie que nature. Zweig est l’ambassadeur unique de l’intime, du fugace, de l’instantané…

Les six histoires sont de qualité égale. Mais deux récits m’ont totalement captivé.

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Le magicien de l’intrigue

Michel Bussi est un orfèvre des histoires à tiroirs. Et « Rien ne t’efface » s’ajoute à la longue liste de ses polars envoûtants. Il est vrai que choisir le thème de la réincarnation et flirter avec le fantastique a un petit côté stimulant pour le lecteur. Surtout quand on ramène l’histoire dans un village d’Auvergne, terre à terre, rural et rationnel que nous connaissons a priori bien, même si les anciens volcans, les grottes troglodytes et les sorcières revendiquées donnent une touche d’exotisme au lieu. Le récit capte au début l’attention du lecteur comme un champ de pistil pour une colonie d’abeilles. Quand l’étrange prend des dimensions pachydermiques, le lecteur en est tout émoustillé. Il avance dans la lecture avec le caractère béat d’un nouveau-né, pour mieux se réveiller quelques pages suivantes en se disant que ce brigand de Bussi est allé, cette fois-ci, trop loin, et qu’il lui sera difficile de retomber sur ses pattes. D’ailleurs, c’est le propre de ce type de littérature que de susciter les plus grandes questions sur le « comment ça va se finir ». Nous savons déjà en ouvrant le livre que nous allons être ballotés jusqu’au dénouement final, comme une coquille de noix dans un océan en furies de tensions et de surprises en tout genre. Avec cette patte particulière de Bussi de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en faisant adhérer le lecteur à des postulats marqués du coin de l’évidence, et qui se révèlent des hypothèses totalement fausses au cours du récit. Il y a une dose d’imposture dans la prose bussienne.

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La douce musique de l’Afrique

L’écriture est un art difficile. C’est difficile de trouver le bon tempo d’une histoire. Il faut que la musique de la langue s’harmonise avec le rythme d’un récit. Il faut raconter une histoire qui soit universelle. Et laisser les mots trouver leur chemin…

Parfois, de manière exceptionnelle, c’est une forme de lumière qui jaillit au bout de l’exercice. L’histoire se transforme en conte intemporel et aspire à briller au firmament de la littérature. Un peu comme « le Petit Prince » de Saint Exupery, ou « l’Alchimiste » de Paul Coelho… « Le fils-récompense » se rapproche de ces grands aînés.

Pourquoi pourtant ce livre est-il si mal connu ?

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La charge de Nay

Catherine Nay est une journaliste qui ne m’a jamais fait vibrer. Je la trouve froide, hautaine, distante, tellement peu chaleureuse qu’on peut la suspecter de misanthropie… Mais il est vrai qu’elle a évolué depuis le milieu des années 60 dans le milieu le plus macho qui soit, celui de la politique dont les acteurs – quasi tous des hommes – sont tiraillés par une libido délirante. Il y a donc dans la retenue de cette journaliste sûrement de l’auto-défense car elle a côtoyé de sacrés cocos.

Son livre de souvenirs est passionnant. Surtout quand son récit correspond aux années où l’on a soi-même éveillé sa conscience politique au contact de l’actualité des années 70 et 80. Le livre nous replonge dans ces années-là avec une aisance incroyable. le récit est fluide, instructif, amusant. Il fourmille d’anecdotes. Mme Nay était au coeur de l’actualité qui se faisait au quotidien, très proche de la droite notamment, puisqu’elle s’était partagé l’échiquier politique avec Michelle Cotta qui couvrait davantage la gauche dans les équipes de l’Express, puis d’Europe n°1.

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Les couleurs du succès…

Quel beau conteur que ce Lemaître ! J’avais adoré « Au revoir là-haut ». Sa suite « les Couleurs de l’incendie » reprend les mêmes personnages, sur la même trame. Celle de la vengeance… « Au revoir là haut » était une géniale opération de rancoeur recuite d’un soldat défiguré à la guerre pour se venger d’une société belliciste. « Les Couleurs de l’incendie » nous raconte les péripéties de sa soeur Madeleine soumise à une bande de hyènes qui la spolie de son héritage. Mais on ne s’attaque pas impunément à un rejeton de la famille Pericourt, et la vengeance sera terrible.

Depuis toujours, les lecteurs adorent les histoires de vengeance. Le rebond des victimes et le châtiment des injustes est un ressort sans fin de la littérature. Ici l’histoire vous happe d’autant plus facilement que la victime est une femme éduquée pour jouer les faire-valoir, une femme qui fait confiance, après avoir perdu son mari ( en prison ) et son père ( décédé ), une femme qui, comme beaucoup à son époque, se cantonne à être une mère, et à jouer les utilités pour le reste. Son fils est handicapé et elle se trouve quasiment sans le sou. Comment ce Monte Cristo au féminin va-t-elle se dépasser pour attaquer ses adversaires sur leur propre terrain ? 

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Rommel va-t-il gagner ?

Ken Follett est un auteur prodigue. Ses romans sont tellement nombreux qu’il est difficile de choisir. En général, je suis toujours sur la défensive face aux « serial writers ». Un roman est d’abord une rencontre entre un écrivain et une histoire. Alors débiter des histoires comme des « petits pains », cela me crispe par principe. L’écriture n’est pas un métier, plutôt une grâce passagère…

Le « Code Rebecca » : j’ai pioché l’idée chez une Babeliote, fan de l’auteur. Un récit d’espionnage dans l’Egypte des années 40, quand Rommel et les troupes de l’Afrika-Korps menaçaient l’occupation anglaise, voilà un scénario qui fleure bon l’aventure. Et puis, c’est un livre dont on a fait un film ( pas une grande réussite au box-office ), signe que le récit était suffisamment riche. Bonne pioche !

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Dans le jardin de l’Ogre…

Déstabilisant… C’est le ressenti immédiat face à ce livre. Une réaction instinctive parce qu’il parle d’une chose rare, presque tabou, à savoir l’addiction sexuelle chez une jeune femme qui cède aux avances, quand elle ne les provoque pas, de nombreux hommes de passage. Une femme esclave de ses pulsions que le vulgus pecus affuble d’adjectifs injurieux, alors que la version masculine de ces comportements suscite, plus souvent, des commentaires flatteurs, ou au pire, une certaine forme d’indulgence. Après tout, les femmes ont acquis leur indépendance, la liberté vis à vis des choses du sexe et la maîtrise de leur corps. Pourquoi ne seraient-elles pas aussi à l’affût du plaisir à l’état brut ?

Pourquoi se sent-on, malgré tout, un peu gêné par l’histoire d’Adèle ?

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Se perdre aux Marquises…

« Au Soleil Redouté », la référence à la chanson de Brel est explicite, une des ses plus belles, « Les Marquises ». Ces îles perdues du bout du monde dont le poète chanteur était tombé amoureux. Bussi nous y transporte dans un nouveau polar exotique et déroutant, qui s’approche de l’exercice de style.

Beaucoup y ont trouvé des références à Agatha Christie et ses « 10 petits nègres ». Certes, mais je trouve plus pertinent le rapprochement avec « le crime de l’Orient Express » : une même unité de lieu; un confinement géographique; des personnages pris dans la nasse, sans échappatoire; des ramifications souterraines entre les protagonistes; un inspecteur parmi les voyageurs qui enquête…

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Au plaisir de Dieu

C’est le roman le plus personnel du prince de l’image aux yeux bleus dont le récent décès nous a tous laissés orphelins de son intelligence, de son élégance, de son humour et d’une certaine forme de fulgurance d’esprit « à la française »… Il y raconte avec sa verve habituelle sa propre famille, aristocrates de pères en fils depuis la fin des temps, qui va connaître sa chute au milieu du XXème siècle. Grandeur et décadence d’une famille à qui souriait la vie, et qui se laissait vivre de manière monolithiquement oisive. Jusqu’à ce que l’émergence de la République, les guerres, la modernité triomphante, les changements de moeurs, le droit civil, les combats politiques et enfin la disparition de Dieu fassent voler en éclat une entité collective pour la ramener à des individus luttant pour leur propre survie.

Un livre ethnologique en premier lieu, qui surprend le lecteur dans de multiples aspects. Le livre se veut familial, mais le narrateur, né d’un père mort à la guerre en 1917, est plus âgé de 15 ans que notre cher académicien. Le livre ne contient quasiment aucun dialogue ; il n’est guère autocentré sur ce narrateur dont on ne sait quasiment rien. On ne découvre qu’aux deux tiers de l’ouvrage qu’il s’appelle « Jean ». Et tout ce qui concerne sa vie, est quasiment occulté. Est-ce de la pudeur ? Ou de la distanciation ? 

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Du bonheur à la pelle

Que ferions-nous si nous avions la possibilité de reprendre notre vie d’adulte à zéro, revenir à nos vingt ans ? Referions-nous les mêmes choix ? A cette question, Marilyse Trecourt, auteur prolixe dans le registre « feel good » s’efforce de répondre avec un roman d’anticipation, « Le bonheur est un papillon ». Sympathique et bien léché. L’auteur que je ne connaissais pas a une superbe capacité à croquer la vie dans les menus détails du quotidien. Elle sait raconter une histoire, nous associer au destin de ses personnages et nous embarquer dans une aventure peu banale, (re)vivre dans un deuxième monde parallèle, avec la possibilité de revenir dans le monde d’origine. Pourquoi pas après tout ? On sent que l’auteur a profité de ce scénario pour reprendre les rails semble-t-il communs à ses nombreux ouvrages, à savoir donner, l’air de rien, des conseils de vie, mettre le lecteur dans un petit cocon ouaté où il se sentira bien. Un livre qui dans son titre comprend le mot « bonheur » a nécessairement de grandes ambitions. 

Autant l’avouer, je n’ai guère été emballé par cette lecture qui a été rendue possible grâce à Babelio. Je ne veux pas dire du mal de ce livre qui est d’une grande fraîcheur, avec une dose de naïveté qui lui donne un goût particulier. Cette littérature a assurément…

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Souvenirs d’Indochine

Ce livre fut pour moi l’occasion de découvrir Graham Greene, cet écrivain anglais francophile, ayant été espion dans ses jeunes années. « Un américain bien tranquille » a capté mon attention par ce choix de raconter l’Indochine des années de guerre. On parle si peu de cette période, en dehors du désastre de Dien Bien Phu. 

Le roman est très déroutant. Si l’auteur arrive à camper merveilleusement bien le contexte historique et l’ambiance d’un pays qui se désagrège lentement sous les effets de la guerre civile, la trame de l’histoire est futile, voire anecdotique. Deux étrangers, Fowler, un reporter anglais cynique et désabusé et Pyle, un espion américain plein d’illusions, se disputent les faveurs d’une femme indochinoise Phuong, d’une grande beauté, mais personnage un peu falot qui semble ne chercher que le confort de vie qu’offre la compagnie d’un occidental. Une femme désirable qui offre du plaisir et sait bien préparer les pipes d’opium avec lesquels Fowler aime s’enfoncer dans les paradis artificiels. Des évasions virtuelles pour ne pas avoir à envisager un retour au pays auquel l’anglais ne peut se résoudre.

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Huit montagnes bien attachantes

Quels sont les moteurs de succès en littérature ? Voilà une question bien audacieuse. Ils sont innombrables, sans doute. Point de recette, cela serait trop facile. L’aléa merveilleux d’un livre trouvant son public en serait amoindri. Il y a là de l’ordre du mystère, de l’inconnu, de l’inattendu… Du non-quantifiable. Et c’est très bien comme cela. 

Enfin… pour se risquer à une hypothèse… si on pouvait détecter un seul point de convergence, l’authenticité serait sans doute la pépite commune à tous les écrits qui plaisent. Bien enfouie dans le creux d’une histoire, c’est elle qui renvoie le lecteur à ses rêves. C’est elle qui rend le lecteur accroc à la musique d’une histoire. Même quand les caractères des personnages ne lui parlent pas.

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Di Fulvio sur les traces de Leone

« Le gang des rêves », titre mystérieux et poétique, est le meilleur qui soit pour définir ce roman italien un peu roublard qui a bien trouvé son public, en Italie et en Europe. Il raconte un nouvel épisode du rêve américain chez des migrants italiens sans le sou. Une mère et son jeune fils, Natale, devenu par le jeu de l’américanisation à marche forcée « Christmas ». Un « nom de nègre », comme il le déplore lui-même, qui ne va pas empêcher le jeune garçon de faire son trou dans la grande pomme. En flirtant avec une vie de gangster qu’il vivra davantage en rêve que dans la réalité. Ce qui va accessoirement le sauver…

Pour écrire ce beau roman, Luca di Fulvio ( une consonance parfaite pour un patronyme dont on se souvient ) s’est inspiré assurément de « Il était une fois en Amérique », somptueusement mis en image par son compatriote Sergio Leone. Continuer la lecture de Di Fulvio sur les traces de Leone

« Monte Cristo », vénéré des Ouzbeks…

Quand la lecture appelle la lecture… Ma dernière critique portait sur un merveilleux récit de voyage de Philippe Valery, parti à pied jusqu’en Chine. Là, au coeur de l’Ouzbékistan, il avait rencontré un quidam interrogé sur ce que représentait la France pour lui : « le Comte de Monte Cristo ! » fut sa réponse… Peut-on ne pas bien connaître une oeuvre littéraire qui représente son pays au bout du monde ? Non bien sûr… Et de m’enfiler avec gourmandise ce gros pavé de notre littérature.

Monte Cristo est le roman de la vengeance. Un sujet qui parle à tous, surtout quand il s’enrobe d’une narration foisonnante, riche de péripéties et de digressions où le kaléidoscope tourne abondamment avant de composer une trame romanesque. Continuer la lecture de « Monte Cristo », vénéré des Ouzbeks…