Archives de catégorie : Cinema

En corps, fievre de la peau

Je ne sais ce qui m’a fait passer à côté de ce film à sa sortie. Sans doute un titre un peu abscons, jeu de mot parfaitement compréhensible au regard de l’histoire, mais très ingrat pour attirer le chaland. Cela dit, je n’avais pas de vraies excuses car j’aime bien le réalisateur Cedric Klapisch et suis fidèle à ses dernières réalisations que je n’avais pas loupées. L’essentiel est de reconnaître ses torts, et de prendre le train en marche. Avec une note globale de 4,2 sur Allo Ciné, le film allèche le cinéphile récalcitrant. Bonne pioche !…

Le film est superbe.

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Vous reprendrez bien un peu de TOP GUN…

Quand on prend une place de cinéma avec Tom Cruise au générique, on sait que cela ne volera pas très haut ( eh bien si, cette fois ! ) et qu’il y aura de la baston et de l’adrénaline ( Oh oui !!! ). Top Gun, voilà bien du cinéma ricain à l’ancienne comme on l’aime, sans personnage de Marvel, ni super-pouvoirs, ni science-fiction de bazar. Pas besoin de cette débauche-là, nous reprenons un récit de 1986, époque où les personnages de cinéma restaient d’abord des hommes.

Trente cinq ans après, les héros sont fatigués ( Val Kimer à bout de souffle ), le temps a passé, sauf sur les traits de Tom Cruise, aussi « jeune premier » que dans la première édition. Comment fait-il ? Il déambule sa belle gueule d’aviateur fou avec toujours autant de charme et d’entrain. Et peut-être, un peu moins d’arrogance, car l’âge est aux States comme une maladie honteuse. Les jeunes coqs piaffant dans la basse-cour de l’école des pilotes sont sans pitié pour les « vieux machins ». C’est l’école de la testosterone, avec une fille, un black, un hispanique, et même un wasp horripilant d’arrogance. Toute la grande famille US est rassemblée. Ironie mise à part, le scénario est simpliste, mais laisse à l’histoire matière à se construire par des belles images de combat virtuel et de voltige à toute berzinc…

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Le temps des secrets

Le temps des secrets, tout le monde connaît ce formidable livre de Marcel Pagnol où il a consigné ses premiers émois amoureux avec la sensibilité unique qui était la sienne. Nous sommes tous tombés amoureux d’une Isabelle Cassignol au point d’en perdre le sommeil et la raison. Pagnol avait su si bien décrire la palpitation d’un coeur de douze ans devant une jeune beauté arrogante et sûre d’elle-même.

Christophe Barratier s’est attaqué au roman pour en faire un joli film bien léché, s’inscrivant dans les mêmes lieux que les films d’Yves Robert des années 90 ( la gloire de mon père et le château de ma mère ). On s’inscrit dans les pas de grands succès du box office, avec des acteurs presque mimétiques, comme pour faire une suite. Ce manque d’authenticité se ressent au début, où l’absence d’accent des personnages et leurs costumes flambants neufs donnent une apparence un peu scolaire au récit. Le film se laisse regarder, mais il y manque l’étincelle du génie d’Yves Robert.

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Belfast ou grandir sous tension

Quel joli film… Un film à la hauteur d’un enfant. Un récit décousu et puéril. Regarder des événements historiques par le regard d’un enfant est nécessairement réducteur. C’est de l’histoire en version rase-moquette, incomplète, partielle, subjective et superficielle. Mais cela peut provoquer parfois des étincelles de génie ( j’ai particulièrement en mémoire le mémorable « Tambour » de Volker Schlöndorff ).

Ici, Kenneth Branagh a des ambitions plus modestes. Il ne fait pas mystère qu’il est allé chercher dans ses souvenirs personnels, quand il avait neuf ans. Sa vision de Belfast est réduite à sa rue; les tensions communautaires entre protestants et catholiques sont violentes, mais constituent juste un décor; l’enfant lui ne regarde que la jolie petite blonde de sa classe, et les événements de Belfast qu’il mate de ses deux billes écarquillées, l’inquiètent d’abord car il voit que cela angoisse ses deux parents.

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Batailles pour un gland

L’orage est menaçant, le vent souffle fort, et la peur est générale. Soudain le grondement du ciel se fait entendre, avec un déluge de pluie. C’est la panique. Tous affrontent stoïquement les cataractes de pluie, certains se battent contre la montée des eaux et finissent par se noyer… Une catastrophe comme on en connaît parfois sur terre. Sauf que les victimes sont cette fois des petits animaux habitants d’un grand chêne et que la caméra s’est faite complice de l’infiniment petit.

« Le Chêne » est le récit de la vie sur chêne, une vie très loin des chaînes et de la presse. Mais c’est la Vie au superlatif, celle du substrat de notre planète que nous-autres bipèdes à tête pensante avons tendance à négliger, quand ce n’est pas détruire.

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Recit d’une désindustrialisation en route

Vincent Lindon, en début de film, court sur son tapis de salle de sport. Il fait tout pour rester dans la course. Il court, il court au point de passer à côté de sa vie de famille. Une vie de professionnelle de fou que l’on ne souhaite à personne… « Un autre monde » raconte finalement sa sortie de route, alors même qu’il est un bon petit soldat au service de sa boite, filiale d’une boite américaine sans âme.

Voilà un récit poignant qui est très français dans sa trame, avec la dénonciation du sur-travail et des dérives du capitalisme. Une dénonciation très juste, au demeurant, dans le ton et dans la forme, mais qui rend un peu mal à l’aise au pays des 35 h et des vacances multiples. Ce film ne réconciliera pas, c’est sûr, les Français avec le monde de l’entreprise et de l’industrie. Une industrie qui n’existe quasiment plus chez nous, mais ça est une autre histoire qui mériterait un film à part entière.

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West side story, le Retour

Non-nécessaire, mais admirable. Daté et désuet, mais très moderne dans son propos. Superflu et redondant, mais déjà indispensable… Les pensées ambivalentes s’entrechoquent à la sortie du nouveau West Side Story. C’est a priori une mission impossible de vouloir refaire un chef d’oeuvre. C’est comme suivre l’empreinte de géants, avec nos pieds de nabots contemporains. Sauf quand il y a Steven Spielberg aux manettes… Le magicien d’Hollywood a encore frappé. Son film est époustouflant…

Spielberg a été assez malin pour ne pas faire une version contemporaine de ce récit mythique. Il a préféré le laisser dans son jus, en recollant parfaitement à l’esprit des années 50. Il a ainsi calqué la poésie du modèle, tout en montrant que les combats pour l’identité et l’appartenance, sont toujours diablement d’actualité. Pour le spectateur Européen, c’est un vrai bonheur de relire les sous-titres des chansons de ce ballet de rues. Quelle puissance ! Et au vu des débats qui déchirent actuellement la société américaine, on comprend que Spielberg ait trouvé opportun d’astiquer l’éclat de ce film mythique. Les décors de rue et les couleurs vives des costumes sont un enchantement. Les jeunes comédiens sont épatants et d’une aisance folle devant la caméra. La chorégraphie est enfin envoutante et aérienne. Bref, Spielberg réussit le tour de force de quasi éclipser l’original. Le spectateur repart avec les mélodies des choeurs du film qui résonnent dans les têtes et dans les coeurs. Cela change du bruit force 8 et des boum boum des bandes annonces qui l’ont précédé. Merci Steven…

Si on chantait

Ce film ne va pas révolutionner le genre, il est très convenu dans son histoire, et utilise les grosses ficelles pour susciter l’empathie. Je comprends qu’on puisse ne pas aimer cette débauche de bons sentiments. « Si on chantait » surfe sur la vague de l’émission-vedette « N’oubliez pas les paroles » qui a fait du chant un facteur de cohésion inter-générationnelle. Le film dégage une telle énergie qu’on ne peut s’empêcher de vibrer à cette histoire de pieds nickelés du chant qui essayent de se sortir du marasme d’une région en crise. Le chant comme exutoire des soucis du quotidien, comment ne pas adhérer à la chose ?

Quand, en plus, c’est fait par un artisan du cinéma qui humblement a voulu rendre hommage à sa région en crise et à la résilience de ses habitants, le spectateur aurait mauvaise grâce à contester l’authenticité du message. Il n’a donc pas d’autres choix que de se laisser porter par l’entrain de trois acteurs parfaitement en harmonie avec l’histoire, avec, en cadeau Bonux, la prestation étonnante d’un Clovis Cornillac en « looser » magnifique.

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UN duel pour l’Honneur

Le Dernier Duel a un grand mérite : placer son action au Moyen Age, en 1386 sous le règne de Charles VI dit le Fou, qui était encore tout jeune au moment des faits. Car l’histoire qui nous est racontée est une histoire vraie, une histoire de duel entre deux seigneurs dont l’un Jacques Le Gris a déshonoré la femme de l’autre, Jean de Carrouges. Un duel sauvage a lieu, au final, qui met un terme à un procès dégradant pour la jeune épouse, où celle-ci remet finalement son destin ( et sa vie ) aux aléas d’un combat singulier entre les deux protagonistes. Face au doute des Hommes, Dieu montrera la vérité !…

Le côté barbare des enjeux de ce duel est un beau baromètre de la violence d’une époque où les femmes ne pesaient rien, et les hommes n’avaient pas d’autre ambitions que de guerroyer et de détrousser des filles. Le film rend bien compte de l’époque, avec une belle photo qui imprègne la rétine assez durablement pour mettre le spectateur mal à l’aise. Tout vibrillonne de manière forte, des combats sanglants , des disputes autour de terres, des échanges tout en tension…

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Illusions Perdues de tout temps

« Il devait cesser d’espérer et continuer à vivre », telle est la dernière phrase du film ( du livre ? ) et elle résume bien le caractère désenchanté et le jeu de faux semblant matiné de cynisme dans lequel nous plonge cette superbe évocation du roman de Balzac. Ah que ce roman est contemporain dans sa dénonciation d’un monde vain, qui ne s’attache qu’à l’écume des choses !… J’ai vraiment exulté à certains passages tant ils semblaient adaptés à notre monde contemporain. Rien ne bouge à travers les époques, et notamment la puissance de l’argent, la vacuité des êtres, la vanité, l’égocentrisme, l’absence de morale, le plaisir de salir et de tuer par les mots. Un joli melting-pot de tout ce qui fait la laideur de l’âme humaine, et que Balzac, grand contempteur des travers de son siècle, dénonce avec une volupté exubérante.

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Une autre statuE qui chute…

Un James Bond, reflet parfait de notre époque !… Voilà ce qui me vient à l’esprit à la sortie de ce film qui m’a désarçonné. Que peut-on attendre d’une société qui a abattu une statue de Napoleon pour y mettre celle de Gisèle Halimi ?… De poursuivre, bien sûr, le travail de sape commencé dans l’optique de déboulonner toutes les anciennes idoles… Bond, le coureur de jupons, rentre dans le rang et devient un homme fidèle, au point de prendre une décision ultime pour rester fidèle à cet amour. Il aspire à une vie bien tranquille, et le numéro d’agent du MI6 qui lui était dévolu, est maintenant détenu par une femme noire. Suprême outrage : l’agent le plus British qui soit, offre ses services à la CIA… Un dynamitage dans les règles !…

Disons-le clairement, nous ne sommes plus dans l’espionnite souriante et insouciante qui a marqué nos jeunes années, un homme fort et « unbeatable » dont nous suivions les aventures avec jouissance, sans vraiment y croire…

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Tralala, youpie !…

A quoi sert le cinéma, sinon nous procurer quelques moments furtifs de bonheur ? Des petits moments qui vous chatouillent tous les sens, et qui sont d’autant plus puissants qu’ils vous surprennent dans votre petite routine de spectateur blasé. Ah, ce que ce film fait du bien !… Je crois que je le reverrai avec plaisir, ne serait-ce que par le côté entraînant et hypnotique de quelques scènes. Ce « Tralala » est une petite musique, d’abord assez aride, qui n’emporte pas une adhésion immédiate. Mais elle se propage comme une mélopée pour vous entraîner dans une farandole improbable. C’est difficile de ne pas céder au charme des interprètes, Matthieu Almaric en tête, étonnant en hurluberlu hirsute, Josiane Balasko en mère portée sur la chansonnette mais aussi une révélation, Bertrand Belin à la voix rauque qui vous embarque….

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Boite Noire, un film tripant

Le cinéma français s’émancipe… Il y a quelques années, personne n’aurait osé attaquer un film aussi ambitieux, et quand bien même, cela aurait été le cas, on l’aurait tourné en anglais et appelé « black box » pour faire plus sérieux… Ce film surprend donc, car il sort des rails balisés du film de chez nous, sans grands moyens. C’est un film « grand spectacle » à l’image du récent et excellent « Chant du Loup ».

Un krach d’avion est toujours un drame. Cela suscite plein de questions, pour savoir, pour comprendre, pour éviter que cela ne se reproduise. L’utilisateur occasionnel ou régulier d’avions de ligne veut se rassurer, tout en pensant à ces passagers infortunés qui ont vécu l’enfer. Aussi, approcher le problème sous l’angle du BEA, l’organisme de la sécurité aérienne qui audite les krachs, est une excellente idée. Il n’y a rien de plus fédérateur. Nous nous sommes toujours demandés ce que révèlent ces boites noires qui retranscrivent les derniers instants des pilotes.

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Des heros maltraités

« Des héros maltraités », tel pourrait être le titre de ce film choc, plutôt que ce « Bac Nord » un peu froid qui fait référence au jargon policier pour définir cette unité de police. Car ce film est puissant autant dans sa dimension psychologique que dans son action. Il y est question du ressenti de policiers face à la perception de leur métier. Un métier qu’on croit connaître en se gavant d’images d’enquêtes policières policées sur les chaînes grand public, mais qui se révèle être tout autre au quotidien, notamment dans les quartiers les plus chauds de Marseille. Là-bas, c’est une zone de non-droit, un no man’s land judiciaire, une république de la drogue et des combines… Le film, par son hyper-réalisme, donne une image effrayante de ces banlieues. Je suis resté abasourdi par ces scènes de guérilla urbaine, même si dans une volonté de non-stigmatisation d’une communauté, le réalisateur prend soin de ne pas faire « trop » parler les armes. Quoi qu’il en soit, est-ce bien là ce qu’est devenu le pays de Marcel Pagnol ?…

Il est vrai que le film repose sur une histoire vraie, avec des policiers révoqués en 2012 pour des pratiques contraires à la Loi.

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Un Discours qui destabilise

C’est l’histoire d’un mec. Un mec normal, veule, égocentrique. Le genre de mec qui range les autres dans des boites. Un de ceux qui vomissent la famille, tout en restant une espèce de Tanguy à la maison. Un mec qui a une vie intérieure, et se garde bien d’afficher ce qu’il est à l’extérieur. Un mec peu communicant, en somme, et quasiment autiste sur le terrain des sentiments. Un mec qui fait penser à plein d’autres. C’est là la force de ce film, il rentre en résonance avec moultes personnes de nos entourages, des générations de taiseux, et de fils détachés qui s’ennuient dans leur milieu familial.

« Le Discours » est un film dans l’air du temps. Il parle de notre époque. De notre difficulté à enlever le masque du cynisme et de l’indifférence. De notre peur d’user du positif pour exprimer ce qu’on prend pour de l’angélisme. De ce faux confort qu’offre la carapace des non-dits. Ce jeune homme va être mis face au miroir de sa vie, par la décision de sa copine de « faire une pause » dans leur relation. Une décision inattendue qui ne rentre pas dans son plan de vol personnel. Qu’a-t-il fait pour en arriver là ?

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Un pere absent

Il faut de l’audace et une bonne dose d’humanité pour raconter au cinéma ce qu’on préfère en général cacher : les troubles du 4ème âge, la perte de contrôle et la fin de vie. La déchéance physique et intellectuelle n’est assurément pas un sujet qui fédère. Tout l’inverse de ce que recherche en général le cinéma…

Pourtant, paradoxalement, il nous parle à tous, car il trouve des résonances dans nos vies. Il nous met face à nos responsabilités de fils et filles, ayant été dès la naissance maternés d’amour, et qui doivent rendre cet amour à des vieux parents diminués, redevenus des enfants, sans buts et sans repères. Le sujet est aride, mais Florian Zeller a su le traiter avec délicatesse, en s’appuyant sur la présence hors-norme d’un acteur d’exception, Antony Hopkins.

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Le ciné et rien d’autre…

Le cinéma français a perdu son héraut. Et son héros !… Oui, assurément, il était le plus cinéphile d’entre nous, une vraie encyclopédie… Il l’avait montré dans son documentaire en 2016 « Voyage à travers le cinéma français ». Un film passé quasi inaperçu, sauf dans la petite communauté des cinéphiles qui savaient communier avec leur pasteur. Les fous de cinoche l’avait très légitimement hissé sur un piédestal: un très grand réalisateur, mais aussi un exégète scrupuleux du travail d’autrui. Il savait donner de la vie, de la passion et de l’amour à raconter un film. Je suis tellement fier que le compte-rendu de ce moment d’émotion que j’avais reproduit sur Allo-Ciné dès ma sortie de salle apparaisse comme la critique-spectateur préférée du site. Cet homme a tellement marqué de son empreinte ma passion pour le cinéma…

J’ai grandi avec Tavernier. De mes 12 ans jusqu’à mes 54 et ce dernier Voyage en sa compagnie, il a rythmé ma découverte du plaisir procuré par les salles obscures.

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