Dans un récent article du journal du Dimanche, on apprend qu’Emmanuel Macron déclare un patrimoine net de 60.000 EUR. Mais, dans le même temps, on découvre que ses revenus de 2008 à 2016 ont atteint, en cumulé, près de 5 millions EUR…
Tout cela est bien étrange… D’un côté, François Fillon est attaqué pour avoir voulu économiser sur son enveloppe IRFM de parlementaire. De l’autre, Emmanuel Macron s’affiche crânement comme un panier percé dans la gestion de ses hauts revenus…
Devinez pourtant qui a la faveur des Français, alors que le pays croule sous les déficits !…
Quand elle ne joue pas à l’astrologue, Françoise Hardy chante divinement bien…
Alors, quand elle s’attaque à un poème de Victor Hugo, le résultat a la pureté d’un diamant. A écouter et voir en silence, pour goûter à ce mariage unique du chant et de la poésie…
Notre cinéma semble un peu en panne quand il reprend des films récents, juste pour le principe de faire un remake plus moderne. Le précédent « Sac de billes » de Jacques Doillon datait pourtant de 1975; il n’était même pas en noir et blanc. Bizarre, bizarre.
Mais si l’objectif est de remettre au goût du jour un roman puissant que beaucoup de jeunes ne connaissent pas pour la plupart, alors ce film a toute sa légitimité. L’histoire est de celles qui marquent les esprits. L’histoire vraie de deux garçons que la guerre va faire grandir à toute vitesse. Ils sont juifs et essayent d’échapper à la pieuvre nazie. Ils vont vivre des moments très intenses… Continuer la lecture de Des bigaros aux vifs éclats…→
Vous souvenez-vous d’avoir ri aux éclats à la lecture d’un livre ? Je parle d’un rire irrépressible qui vous secoue dans le lit au risque de réveiller votre conjoint… Un seul livre m’a accordé cette grâce : « le bâtard récalcitrant » de Tom Sharpe.
J’ai découvert ce livre, il y a déjà plusieurs années, sur les conseils de mon amie Brigitte G. C’est un excellent souvenir de lecture. Mais, après plusieurs années, est-ce que le livre se prête à une seconde fois ? Continuer la lecture de Tom Sharpe, Attila de l’humour anglais…→
Depuis notre création à l’automne 2013, « Nous Citoyens » est l’expression d’une révolte. La révolte de citoyens lassés par le piètre spectacle que leur offrent leurs représentants. Le sursaut d’individus, hommes et femmes réunis, qui portent en eux une autre idée de la France que celle étriquée des petits jeux politiciens. Le réveil général, enfin, de consciences politiques assoupies, maintenant pressées de reprendre en main la construction de leur futur. « Nous Citoyens », c’est la signature collective d’un appel à autre chose. Quelque chose de plus beau, de plus fort, de plus entraînant.
« Manchester by the sea » : le film est sorti depuis longtemps. Mais il tient toujours l’affiche, ce qui permet de rattraper un oubli. Il fait partie des films à voir !…
Autant le dire tout de suite, il vaut mieux être en forme et de bonne humeur pour aller voir ce film. Le film n’est pas gai. La faute au personnage principal – joué superbement par Casey Affleck – qui promène sa tristesse tout au long du film. Un homme touché par un drame et qui ne s’en relève pas…
Quel adjectif étrange ! Et inusité… Cet adjectif qualifie le plus souvent des productions intellectuelles, littéraires notamment, quand il y a abondance. Hugo et Zola sont les auteurs d’une oeuvre ubéreuse. Le mot est neutre, contrairement à prolixe qui a une connotation un peu péjorative. Mes messages sur ce blog sont, je l’espère, pas trop ubéreux. Au risque d’être creux…
Un Scorsese est comme un grand vin; on l’observe avec respect, en se demandant si ce sera un grand crû. L’appellation est contrôlée, l’origine noble, la déception quasi exclue… Mais quand même, on devine que ce « Silence » adapté du livre du Japonais Shusaku Endoo, est un défi pour un réalisateur, aussi grand soit-il. Et puis, pour parler du Christ et de foi, il faut une sacrée audace à une époque où les idoles s’appellent Kim Kardashian et Kanye West !…
Connaissez-vous Patrick Haudecoeur ? Sous ses airs poupins, c’est un auteur à succès plein de talents. Un multi récidiviste qui remplit des salles depuis quelques années. L’homme se définit comme un homme de théâtre, bien qu’il soit aussi un peu musicien. Un clarinettiste qui joue bien, au demeurant…
Mais ce qui l’a fait connaître, ce sont ses pièces de théâtre qu’il a écrites, un peu au dépoté… Jeune comédien sur scène, il ne trouvait pas de pièces susceptibles de donner un rôle à tous ses copains et copines de scène. Alors, faute de textes, il les a créés lui-même… Et c’est comme cela qu’est sorti dans les années 90, Continuer la lecture de Pour lui, le théâtre est de Boulevard…→
Beaucoup de Français sont abasourdis par la dimension que prend l’affaire Fillon. Voilà un candidat qui était bien parti pour remporter les Présidentielles et qui est maintenant sur le point de se retirer sous la pression de son propre camp. La roche tarpéienne si près du Capitole, cela ne s’était jamais vu. Un événement totalement unique dans la politique française. Il résume malheureusement trop bien le jeu de dupes qu’est devenue la politique française. Une ridicule course à l’échalote sans âme et sans ressort…
Il était une fois un pays imaginaire où tout était beau. Les paysages y étaient magnifiques, avec des camaïeux de couleur qu’on retrouvait dans les robes des filles; Il y régnait la joie, la beauté et l’optimisme. Les couples y étaient heureux et très accordés; les ami(e)s étaient des modèles du genre; les inconnus dansaient sur les voitures; la complicité transcendait toutes les relations humaines… Ce pays magnifique qui s’appelait La la Land était, en fait, le pays de l’amour. Le pays qui apparaît à vous quand vous avez fait une belle rencontre. Le pays que vous voyez avec les lunettes roses du bonheur intérieur. Un territoire de la vie, hélas un peu trop évanescent, dont on voudrait retrouver la terre plus souvent.
Le jeune et génial réalisateur français Damien Chazelle part à la découverte des terres du bonheur avec cette comédie musicale légère et aérienne qui remplit les salles du monde entier. Continuer la lecture de « La la Land » : l’ode à l’amour→
La presse étrangère regarde notre pays avec étonnement. Ces grenouilles sont décidément incorrigibles. Alors que le pays est le poids mort de l’Europe, avec une économie en net retrait par rapport à tous ses voisins, la politique en France semble prendre un malin plaisir à négliger les problèmes de fond. Il est un fait que nous sommes risibles. La politique n’est plus qu’une longue série de polémiques stériles où le seul objectif est de tuer l’adversaire. Dagues et couteaux sont sortis et on taillade et on égorge aussi bien qu’au temps de Cesar Borgia. Tout cela sous le regard blasé d’une population qui ne croit plus en rien.
Voilà un mot qui fleure bon la lavande, l’aïoli et l’accent du midi. Un mot issu d’un personnage de la commedia dell’arte qui excellait dans l’art de cancaner. La pasquinade est une raillerie plutôt bienveillante, une bouffonnerie où l’on emporte tout avec l’aisance des mots. La faconde méridionale de « Mado la Niçoise » est le terreau fertile où s’épanouissent les Pasquinades. Joli mot à préserver, et ce d’autant plus qu’il n’est pas reconnu par le dictionnaire automatique de mon écran. Cela suffit à me le faire aimer…
« Il y a des similitudes avec « Il était une fois en Amérique », nous dit Ben Affleck de son dernier film. C’est beau l’auto-satisfaction d’un réalisateur, mais n’est pas Sergio Leone qui veut. Et « Live by night » est très loin du chef d’oeuvre qu’il essaie de copier. Il ne suffit pas de travailler soigneusement le décor, les costumes et les vieilles bagnoles pour capter toute l’essence des films de gangsters. Ce qui compte d’abord, c’est le scénario.
25 ans déjà qu’il nous a quittés… Le saltimbanque magnifique de la chanson et du cinéma. L’homme aux multiples facettes qui pouvait aussi bien chanter des ritournelles sensibles ( « A bicyclette » ), jouer des rôles engagés chez Costa Gavras, enchaîner dans une comédie avec Louis de Funès, être la caution morale d’une gauche idéaliste, aller sermonner Nikita Khrouchtchev, se faire professeur d’économie à la télé, et finir son parcours comme un magistral « Papet » du grand Pagnol… Sans parler de son passage aux Etats Unis qui lui aura permis de faire un carton dans le temple du capitalisme et de conquérir Marilyn, ce à quoi Simone Signoret avait répondu, fataliste : « quel homme peut résister à Marilyn ? ». Un homme de son temps donc, avec ses forces et ses faiblesses. Continuer la lecture de Montand for ever…→
C’est le 30 avril 2011 que tout a commencé… Ce jour-là, dans un grand dîner de gala où tout le gratin new-yorkais est rassemblé, Donald Trump est parmi les convives. De fort belle humeur… Il continue ses émissions télévisées et vient de créer le buzz en attaquant Obama sur ses origines. « Cet homme n’est pas américain. Il est incapable de nous produire son certificat de naissance », martèle-t-il dans les talks-shows. Puis Obama prend la parole. Pendant tout son discours plein d’humour, il va littéralement étriller son opposant. C’est une humiliation politique en règle, un modèle du genre d’un président qui s’est totalement lâché. Sur sa chaise, Trump fait bonne figure, mais il bouillonne intérieurement…
C’est sans doute ce jour-là qu’il a décidé de se présenter aux élections et de tout faire pour être celui à qui Obama devra remettre les clefs de la Maison Blanche… Continuer la lecture de President Trump→