Tous les articles par Bernard

Atrabilaire

Le mot s’entend sans le connaître. Un atrabilaire déverse sa bile. C’est un professionnel du mécontentement, un ronchon patenté qui, pour tous les prétextes, prend un malin plaisir à exprimer haut et fort sa mauvaise humeur. Le genre qu’on évite soigneusement en le classant définitivement parmi les cons. Mais un « con atrabilaire », ça le classe plus joliment, non ?

Carol-Adèle : on les aimes toutes les deux…

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Carol est un très joli film sur la rencontre de deux femmes dans les années 50. Un film qui parle d’amour, un amour difficile car s’opposant à la convention sociale de l’époque. Un film, du coup, tout en retenue avec deux personnages qui se dévorent des yeux, mais semblent hésiter à plonger dans les délices des amours saphiques. Cate Blanchett est d’une finesse incroyable et Rooney Mara est aussi très convaincante dans le rôle d’une jeune fille timide, prise par l’amour comme un lapin dans les phares d’une voiture. Le jeu des deux actrices permet de combler le caractère assez vide de l’histoire. Hélas pour moi, mon adhésion à ce film a été perturbée par le fait Continuer la lecture de Carol-Adèle : on les aimes toutes les deux…

Victoires de la Musique : un grand crû ?

La musique est un art mineur, c’est bien connu. Surtout depuis qu’elle est gratuite sur le net !… Vous souvenez-vous quand, pour la dernière fois, vous êtes entré dans une Fnac pour égrener la pile de disques en quête de nouveautés ? Avez-vous ressenti récemment une émotion comparable à la découverte en 33 Tours de « Crime of the Century », comme ce fut mon cas un jour d’automne 1974 ? Mais on ne va plus à la Fnac, me répondrez-vous, on écoute les nouvelles musiques sur I-Tunes. Est-ce si sûr ?  Quel jeune chanteur avez-vous récemment intégré dans la play-list de votre I-Phone, ou de votre I-Pod ( pour les plus anciens ) ?

Hélas la dématérialisation de l’acte d’achat musical a sérieusement émoussé la curiosité face aux nouveautés. Continuer la lecture de Victoires de la Musique : un grand crû ?

« El Clan » : glacial à souhait…

Après le savoureux « les Nouveaux Sauvages », le cinéma argentin nous revient avec « El Clan ». J’aime l’idée que des films d’Amérique du Sud sans grandes vedettes puissent traverser l’Atlantique. En l’espèce, « El Clan » mérite assurément le détour. Une plongée dans l’Argentine des années immédiatement postérieures à la dictature, quand les barbouzes se sentaient encore libres de s’adonner à leur occupation favorite : l’enlèvement crapuleux avec rançon. Une activité que Puccio, ancien membre de la sécurité intérieure, pratique en famille, comme une activité respectable. Sauf que les enlèvements se terminent toujours Continuer la lecture de « El Clan » : glacial à souhait…

Déjeuner avec le Président

Il est jeune ( 39 ans ), dynamique, entrepreneur, bon communicant. Mais aussi très organisé. Structuré dans la tête comme dans les actions. Il connaît l’entreprise, il a connu des échecs; il a parcouru le pays avec son association pour prendre le pouls des régions, découvrir des expériences réussies et échanger avec des artisans, des chefs d’entreprise, des responsables d’association. Il est un bon fédérateur et se donne pour ambition de rassembler tous les groupements comparables. Il est père d’une tribu de quatre enfants, et a su trouver le bon équilibre entre vie privée et engagement au service de tous. Il est pleinement mobilisé, prêt à s’investir, avec l’aide de quelques soutiens fidèles. Il est formidablement attachant, dégage de l’empathie et donne envie de se battre à ses côtés.

C’est chez un petit corse extra de la rue Saint Anne que Continuer la lecture de Déjeuner avec le Président

Dauber

Autrefois, les brigands daubaient leurs victime. Ils les attaquaient violemment avec des coups avant de les dépouiller. Puis le verbe a évolué. Il s’est civilisé, suivant l’exemple de la société dans son ensemble depuis le XVIème siècle. L’attaque n’est plus physique, mais verbale. On daube maintenant pour se moquer; on raille; on médit; on calomnie; on clabaude… Que de mots pour dire du mal !

 

« Encore Heureux » : a far-fetched humour…

Sujet de concours : « Peut-on rire de tout ? Un produit peut-il placer l’immoralité en tête de gondole ? Vous avez une heure trente »… Benoît Graffin nous rend une copie bien dans l’air du temps avec ce film qui parle de crise, de chômage longue durée et de petites combines pour survivre. Sans le moindre misérabilisme, car le ton reste enjoué et léger, avec une Sandrine Kimberlain lumineuse qui lutte avec courage, et un Edouard Baer lunaire, déraciné, viscéralement optimiste… C’est brutal de réalisme, mais assez plaisant… Cependant le film oblique bientôt vers Continuer la lecture de « Encore Heureux » : a far-fetched humour…

Natalie Portman à contre-emploi…

J’y suis allé pour Natalie Portman. Une fille féminine et fluette qui semble sur le papier une erreur de casting. On la voit, en effet, plus dans les ballerines de Black Swan que dans des bottes avec éperons. Et puis, les westerns se font rares sur les écrans. Ils ont le goût des premières émotions audiovisuelles et de « la ( regrettée ) dernière séance » d’Eddy Mitchell. Mais ce western est loin des John Ford. Il serait plus dans la lignée des Sergio Leone et des Clint Eastwood, avec un Ouest authentique, violent, crade et brutal. Il n’y a pas de poésie Continuer la lecture de Natalie Portman à contre-emploi…

Nous Citoyens : C’est reparti !

Nous Citoyens, une nouvelle fois, montre la voie… Loin des partis traditionnels où les primaires tournent à la foire d’empoigne, Nous Citoyens vient de désigner son nouveau Président, à l’occasion d’une élection interne exemplaire.

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Près de 1800 adhérents se sont exprimés, en choisissant parmi trois candidats, après un tour de France des régions qui aura vu Nicolas, Anne et Gérard aller au devant de tous nos militants dans des réunions publiques à Bondues ( ville ayant enregistré le meilleur score des listes Nous Citoyens aux Européennes ), mais aussi Compiegne, Cholet, Bordeaux, Lyon, Rennes, Orleans, Besançon, Lille, Versailles, Nancy… Des étapes diverses qui montrent l’enracinement de notre Parti…

Malgré sa jeunesse, Nicolas Doucerain est Continuer la lecture de Nous Citoyens : C’est reparti !

Edouard, sublime as usual…

Connaissez-vous Edouard Tetreau ? Sans doute pas comme la majorité des Français. Mais ce financier de 45 ans est une célébrité dans le monde de la Finance de Marché. Un garçon étonnant… En mars 2000, il a prévu la chute des valeurs internet. En mai 2006, il a annoncé – avec un peu d’avance – une correction inévitable, suite aux égarements des sub-primes de la finance américaine. Mais surtout, son fait de gloire remonte en mars 2002 Continuer la lecture de Edouard, sublime as usual…

La Fontaine, notre contemporain…

Cela a 350 ans, mais cela sonne toujours aussi juste…

Un Savetier chantait du matin jusqu’au soir :
C’était merveilles de le voir,
Merveilles de l’ouïr; il faisait des passages,
Plus content qu’aucun des Sept Sages.
Son voisin au contraire, étant tout cousu d’or,
Chantait peu, dormait moins encor.
C’était un homme de finance.
Si sur le point du jour, parfois il sommeillait,
Le Savetier alors en chantant l’éveillait, Continuer la lecture de La Fontaine, notre contemporain…

Blandices

Ah le joli mot que voilà… Rare et littéraire. Les blandices sont tout ce qui peut flatter le goût, conquérir l’esprit ou exciter les sens. Des éloges, des caresses ou des flatteries en somme. Ainsi, la femme entreprise pourra répondre à l’importun « Au large avec tes blandices, je ne mange pas de ce pain-là… » Une façon élégante de couper court à toute tentative d’approche.

Elles assurent les filles du Canal…

Helen, Livane et Karine… Trois filles qui chantent sur scène pour un petit concert intimiste dans le quartier du canal. Une sortie rare qui vous fait apprécier d’habiter au centre de Paris. Là où ça bouge…

Trois filles, trois styles, trois voix… Et un plaisir multiplié par trois. Car elles étaient toutes épatantes.

Charme, humour, séduction, énergie, créativité, joie, entrain et tendresse… Elles ont usé toutes les armes Continuer la lecture de Elles assurent les filles du Canal…

« The Danish Girl » : troublante…

Un film sur l’identité sexuelle et la difficulté d’être homme quand on se sent femme. Voilà un sujet un peu racoleur et très politiquement correct. Au vu de la réalisation conventionnelle, très soignée dans l’image, à la limite du maniérisme, on pouvait craindre un film sans âme, si ce n’est de soutenir lourdement la cause transexuelle. Mais rien de tout cela… Le film est d’abord l’histoire d’un couple heureux qui, à la suite d’un simple jeu de déguisement, va voir l’homme dériver lentement Continuer la lecture de « The Danish Girl » : troublante…

Ode au grand Schmitt ( 2 )

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Comment raconter « La Nuit de Feu » ? Ce livre est le récit autobiographique d’une expérience. Une expérience personnelle qui a façonné la personnalité de l’auteur, alors qu’il était jeune adulte. Une aventure forte, de celles pour lesquelles plus rien n’est comme avant…

Schmitt fait, en effet, dans ce livre le récit de sa rencontre avec Dieu. Pas moins que cela !… Il est vrai que Schmitt n’en est pas à son premier coup d’audace. Dans son livre « L’évangile selon Pilate », paru en 2000,  il racontait la vie de Jésus à la première personne du singulier. Mieux ne vaut pas se rater quand on prend un pari aussi radical. Il l’avait pourtant gagné haut la main…

Ce nouveau livre prend une tournure plus intime. Continuer la lecture de Ode au grand Schmitt ( 2 )

Ode au grand Schmitt ( 1 )

Ils sont très peu nombreux dans son cas. Emile Zola, Agatha Christie, Alfred Hitchcock, Woody Allen, Martin Scorsese, Clint Eastwood et quelques autres… Des auteurs prolixes, abonnés à l’excellence qui, au fil du temps, sont devenus proches, familiers, voire quasi indispensables. Ils ont créé un univers d’empathie et de confiance tel, que leur création s’apparente à celui d’une marque. Une marque qui rassure au moment du choix, tant l’offre est large et le temps du lecteur-spectateur précieux. On ne va plus voir tel film, on va voir le dernier Woody Allen !… Un tel comportement du public est un vrai bâton de maréchal pour les quelques happy fews qui en bénéficient.

Alors, imaginez un moment classique au sein d’une famille Continuer la lecture de Ode au grand Schmitt ( 1 )