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La Seine au plus près…

Paris est une fête… Sous le soleil ardent de ce mois d’août, c’est une belle occasion de le (re)découvrir.

Dans ces moments de canicule, la tentation est grande de se rapprocher de l’eau. De la Seine notamment, ce fleuve qui irrigue la capitale dans la plus parfaite indifférence des Parisiens. Sauf quand il sort de son lit comme en juin et nous le regardons alors avec inquiétude.

Aussi, pour marquer la fin des vacances, nous avons décidé d’être « OFF ». Le temps d’une nuit.

Vous ne connaissez pas « OFF Paris Seine » ? Continuer la lecture de La Seine au plus près…

Un politique qui décoiffe !….

Ma vie politique au sein de Nous Citoyens me rend réceptif aux écrits de quelques politiques. Voici un joli exemple, percutant à souhait. Son auteur est Jean-Pierre Gorges, député-maire de Chartres qui envisage de se lancer lui-aussi aux présidentielles. Le propos est particulièrement savoureux car criant de vérité :

Au retour des vacances, la marée de l’opinion n’a pas encore recouvert les châteaux de sable des multiples candidats à la candidature présidentielle. Sans se préoccuper un instant de la vague de rejet populaire qui menace nos professionnels de la politique, ceux-ci tentent vaille que vaille de mettre en place chacun dans sa petite cuisine la recette à succès de la ratatouille des primaires.

Mais celles-ci sont en train de tuer l’élection présidentielle, de lui ôter son sens, d’affaiblir la légitimité du prochain élu. Les primaires se répandent d’ailleurs comme des métastases. Des primaires partout ! A gauche, même le chef de l’Etat a dû s’y résoudre, du fait de son impopularité persistante. Il n’a pas d’autre choix que de gagner du temps et d’espérer que ses rivaux de gauche et de droite s’entretuent devant l’opinion. D’autres socialistes (leurs noms sont dans vos journaux) l’avaient précédé, au moins pour l’y forcer. A côté d’eux, ou plutôt contre eux, l’extrême gauche rêve d’avoir la sienne, Mélenchon mis à part, qui leur a brûlé la politesse. Et Macron sort du bain, au moins sur papier glacé… par temps de canicule.
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Bribes de bonheur d’un été chaud

Quel bel été !… On ne pouvait rêver mieux. Août se termine sur une canicule qui nous a déjà fait oublier les inondations de juin. C’est le moment de faire le plein de Vitamine D, la vitamine du soleil. Pas d’excuses pour tous ceux qui affichent des teints en cachet d’aspirine.

Seuls les grands sportifs pourront justifier d’échapper au bronzage. Entre la coupe d’Europe de football, le Tour de France et les Jeux Olympiques, ils auront, il est vrai, beaucoup donné devant leur téléviseur.

Ce soleil tardif n’aura pas permis d’éviter des récoltes de blé désastreuses. Mais peut-être que la vigne va nous réserver une bonne surprise. Après le formidable millésime 2015, ce serait une grande nouvelle d’avoir un crû 2016 de qualité. Attendons quelques semaines pour nous faire une idée précise de la question.

Le soleil 2016 nous a permis aussi de découvrir le burkini, Continuer la lecture de Bribes de bonheur d’un été chaud

« Outre-Terre » : un rêve de Napoleon…

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L’écriture est un moment de grâce quand on arrive à faire partager aux lecteurs, non seulement ses centres d’intérêts, ses passions mais aussi ses lubies, ses fantasmes, cette petite part de soi-même qui est quelque peu irrationnelle, comme un goût de folie intime. Avec « Outre-Terre », Jean Paul Kauffmann nous entraîne dans une quête improbable, celle du souvenir de la bataille d’Eylau qui a eu lieu en février 1807 dans les neiges de la Prusse Orientale. Une bataille qui a failli mal tourner pour l’aigle impérial, le sort de la bataille n’ayant tenu qu’à une charge de cavalerie épique de Murat et de ses grenadiers. Sans doute la plus belle charge de cavalerie de l’histoire de l’humanité, dans un désert glacé et brumeux qui aura vu les couleurs flamboyantes des hussards s’engluer dans le noir et blanc d’un horizon sans fin.

A l’occasion du bicentenaire de la bataille, Continuer la lecture de « Outre-Terre » : un rêve de Napoleon…

Lusitania : une tragédie oubliée…

Tout le monde connaît l’histoire du naufrage du Titanic. Assurément le plus connu des naufrages. Superbement mis en image par James Cameron en 1997, le Titanic a su faire vibrer les foules. Mais déjà, bien avant Leonardo di Caprio et Kate Winslet, cette histoire passionnante avait suscité de nombreux films. Quasi tous les dix ans ( des films sont sortis en 1943, 1953, 1958 et 1979, pour ne citer que ceux-là ). Les producteurs du monde entier savaient qu’ils avaient, dans le naufrage du plus grand paquebot du début du siècle, le scénario le plus romanesque qui soit. Cette passion pour le Titanic ne se dément pas, plus de 100 ans après les faits…

Comment comprendre, dans ce contexte, la relative indifférence autour d’une autre tragédie maritime de la même époque : le naufrage du Lusitania, un jour de mai 1915. Coulé par un sous-marin allemand U-Boot qui a envoyé par le fond le plus grand paquebot de l’époque, avec près de 1.200 de ses passagers ( un score bien proche des 1.500 personnes du Titanic ). Continuer la lecture de Lusitania : une tragédie oubliée…

« La Couleur de la Victoire » : un film tellement nécessaire…

Quel champion !… Jesse Owens a tout du héros et il était étonnant qu’on ne lui ait pas déjà rendu hommage. Voilà l’injustice rattrapée, et il me plaît que ce film ait été, en partie, financé par un Français, amoureux du sport, Luc Dayan. L’histoire de Jesse Owens dépasse les meilleurs scénarios de fiction : un noir petit fils d’esclave, discriminé dans son pays pour sa couleur de peau, va devenir un des plus complets champions des années 30 pour finir par remporter quatre médailles d’or aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Devant des nazis qui enrageaient de voir ce « sous-homme » truster les podiums… Le film est un vrai biopic, fidèle aux souvenirs du champion. Il fait mieux parfois, Continuer la lecture de « La Couleur de la Victoire » : un film tellement nécessaire…

Bussi, orfèvre du Polar ?

Ce qui est bien pendant les vacances, c’est qu’on fait des choses qu’on ne fait pas d’ordinaire. Comme lire un polar, vite fait, bien fait, sous le parasol au bord de la piscine. Laisser vagabonder son esprit dans des pages futiles qu’on oubliera, sitôt le bouquin refermé. Le polar de vacances est fait pour cela…

Sauf que Michel Bussi, c’est un peu plus que cela. C’est un mécanicien du polar, un maître incontesté de l’histoire captivante. Capturante, pourrait-on même dire… Ouvrir un de ses livres c’est comme prendre place dans une Formule 1 pour une course endiablée contre le temps. Plus rien ne comptera, sinon de finir la course. Franchir le drapeau à damier du mot « fin ».

Son dernier livre « Le Temps est assassin » Continuer la lecture de Bussi, orfèvre du Polar ?

« Avant Toi » : une anglaise perce l’écran…

Les films à l’eau de rose ou larmoyants font rarement dans la demi-mesure. Ce sont soit des navets insupportables, soit carrément des petits chefs d’oeuvre. L’exercice du tire-larmes est, il est vrai, très difficile. D’ailleurs je n’ai souvenir que de « L’Incompris » de Luigi Comencini ou du très récent « Une belle fin » de Uberto Pasolini comme films à succès dans ce registre. Imaginez seulement le script du film « Avant Toi » : une fille de banlieue anglaise, plouc et exubérante, est enrôlée au sein d’une famille très huppée de l’upper-class pour veiller sur un jeune homme neurasthénique, handicapé moteur du cou jusqu’aux orteils. La fille, après avoir tâtonné et essuyé le cynisme grinçant de son malade, va réussir à lui faire retrouver le sourire et un peu de joie de vivre. Mais, malgré cet intermède, le garçon ne pense qu’à mourir, mort qu’il décide de précipiter dans une clinique suisse favorisant les suicides assistés. Vous avez envie de fuir ? Je vous comprends. Continuer la lecture de « Avant Toi » : une anglaise perce l’écran…

Nitescence

Encore un mot tombé dans l’oubli… Pourtant il est bien utile pour déterminer tout ce qui brille, tout ce qui rayonne. La nitescence d’une femme en dit beaucoup plus sur son charme et son pouvoir de séduction que les qualificatifs les plus recherchés. Finalement la langue française est un sacré bel outil…

« L’effet aquatique » : du cinéma plaisir…

Savoureux, drôle et décalé… Voilà les trois premiers adjectifs qui vous viennent à la vue de ce film intimiste que l’on n’ose appeler « d’auteur », pour ne pas nuire à sa carrière commerciale. Car si « l’effet aquatique » sort des sentiers balisés du box-office, ce n’est en rien un film cérébral et pontifiant, comme on pourrait le craindre. Ce film est avant tout une très jolie histoire d’amour. Avec comme décor, deux lieux excellemment bien trouvés. Tout d’abord une piscine municipale où le jeu des corps pourrait trouver à s’exprimer, s’il n’y avait pas cette retenue féminine face à la suspicion de voyeurisme. Et cette idée que la piscine n’est au demeurant pas faite pour cela !… Cela donne donc lieu à des scènes d’une grande sensualité où l’on s’autorise, sous l’eau, des coups d’oeil en coin, tout en se donnant l’air de barboter. Continuer la lecture de « L’effet aquatique » : du cinéma plaisir…

Leçon d’humanité

Emmanuel Faber, Dirigeant de Danone, patron revendiquant sa foi chrétienne, donne un discours à la cérémonie des remises de diplômes d’HEC. Un petit bijou iconoclaste d’une profondeur incroyable.

La preuve en image que les patrons du CAC40 ne sont pas les caricatures de Plantu, en costume trois pièces et gros cigares.

Mettre fin aux mensonges…

Le recours au 49 – 3 par Manuel Valls pour faire adopter la loi El Khomri a suscité colères et protestations. Mais il ne fallait pas être grand clerc pour anticiper une telle issue à la plus mouvementée des lois sociales depuis 1995. Ces quelques quatre mois de combat autour d’un projet de réforme sociale reflètent, mieux que tout, l’impasse du débat politique actuel.

En effet, François Hollande a été élu sur la base de promesses électorales impossibles à respecter. Il a adopté une posture d’homme de gauche, voire très à gauche pour emporter les suffrages, puis dès son élection, s’est rangé dans le sillon social-démocrate de son premier ministre Manuel Valls. Avait-il le choix d’ailleurs, alors que les caisses vides de l’Etat ne permettaient pas d’appliquer ne serait-ce que 10% de ses promesses. Cependant, faut-il le rappeler, le courant social-démocrate représente seulement 5% des militants socialistes, soit le score réalisé par Manuel Valls lors de la primaire socialiste. Dans ces conditions, Continuer la lecture de Mettre fin aux mensonges…

« L’Outsider » : l’affaire Kerviel dans un fauteuil…

L’histoire de Jerome Kerviel était trop belle, trop forte, trop exceptionnelle pour échapper à la mode actuelle des « histoires vraies ». En route donc pour le Grand Huit de la Finance ! Grand frisson garanti pour ce qui fut la plus fameuse histoire de trader fou. La plus grosse paume aussi pour un monde bancaire qui depuis le naufrage du Crédit Lyonnais, n’est pas avare de scandales en tout genre. Disons-le tout net, Christophe Barratier a réussi son coup. Du fait d’un jeune Arthur Dupont, parfait en Kerviel tantôt innocente victime, tantôt tête-à-claque arrogante à souhait. Du fait d’un sublime François-Xavier Demaison, d’autant plus convaincant en trader cynique qu’il a exercé ce métier dans une vie antérieure. Du fait enfin d’un choix de scénario descriptif et dépassionné, sans en rajouter dans le spectaculaire ( on est loin des délires du « Loup de Wall Street » ); Continuer la lecture de « L’Outsider » : l’affaire Kerviel dans un fauteuil…

« Le Fleuve Guillotine » : Lyon ville martyre

J’ai découvert ce livre par hasard. Le résultat d’une rencontre à la journée du Livre de Talloires avec Antoine de Meaux. Un jeune écrivain qui a écrit un roman sur un siècle qui n’est pas le sien, c’est toujours intrigant. En plus, « le Fleuve Guillotine » parle des années sombres de la Révolution française, avec ces deux années charnières que furent 1792 et 1793. J’ai acheté le livre par curiosité…

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le principal personnage du livre est la ville de Lyon, ma bonne ville natale qui connut à l’été 1793 des événements tragiques avec le siège de la ville pendant pendant neuf semaines par les troupes jacobines de la Convention. Continuer la lecture de « Le Fleuve Guillotine » : Lyon ville martyre

Bla Bla Car, la SNCF souriante…

Je suis fan de l’auto-stop du XXIeme siècle. Cela fait plus de trois ans que j’offre de partager ma voiture à des inconnus pour éviter de voyager seul. Jusqu’à présent toujours en tant que conducteur, mais je crois que je suis bientôt mûr pour être un simple voyageur.

Soyons honnête, l’argument du partage des frais a pu jouer, au départ, dans mon adhésion à Bla Bla Car. En bon Lyonnais qui aime payer la juste valeur des choses, j’étais le premier à vitupérer contre le prix exponentiel des péages ( un des grands scandales de la République ! ). Mais depuis que je pratique le co-voiturage, je suis moins vindicatif sur l’APPR ou sur Cofiroute : j’ai découvert les voyages souriants…

Bla Bla Car est une belle invention. On y rencontre Continuer la lecture de Bla Bla Car, la SNCF souriante…

L’Or brille de mille feux…

Dans le domaine des placements, 2016 ne s’annonce pas comme un crû exceptionnel. En dehors des actions US en légère hausse, tout est mal orienté. La baisse est générale. Le ralentissement économique mondial se fait sentir dans tous les compartiments : obligations, actions européennes, actions des pays émergents, matières premières… Les gérants, dans le monde, se grattent la tête pour trouver du rendement aux capitaux qui leur sont confiés. Déjà près de 30% des obligations émises dans le monde rapportent un rendement négatif. Nous vivons une période absolument unique dans l’histoire économique.

Seul un placement surnage : l’or et les mines d’or. Continuer la lecture de L’Or brille de mille feux…

Fesse-mathieu

Ah la belle insulte que voilà !… Ce mot véhicule son poids de charme désuet, de mots doux à la capitaine Haddock et de réparties cinglantes dans les meilleures scènes de Molière. Un fesse-mathieu est un avare, un pingre, un grippe-sou. Le mot vient de St Mathieu, patron des changeurs qu’il fallait fesser pour qu’ils lâchent un peu d’argent.

Alors pour vos prochaines colères, retenez la bordée d’injures : « Va donc, Ostrogoth, Vandale, Bachibouzouk, Coléoptère, Anacoluthe, Paltoquet, Fesse-mathieu ! »… Vous serez bien armé(e) pour affronter les embouteillages parisiens…

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