C’est à Saint Jean de Luz et uniquement là qu’on peut voir ses oeuvres… Dans une galerie basque affichant les couleurs, la galerie Hordago, du nom de l’équivalent français de l’ETA espagnole.
Mattin Laurent Partarrieu a plus de 70 ans, mais ses tableaux respirent la jeunesse. Ce sont des moments de vie, croqués avec gourmandise. Un peu de nostalgie quand même car tout évoque les années 50-60, soit ses années de jeunesse. Une France insouciante où on retrouve souvent le même personnage, un homme jeune au nez aquilin qui symbolise l’homme basque. Ou simplement l’auteur, tellement ces scènes de vie transposent les fantasmes masculins. Continuer la lecture de Un peintre qui fait sourire…→
Et maintenant… Que va-t-on faire, pour paraphraser la chanson de Gilbert Becaud…
C’est d’abord un soulagement. Nous avons réussi à écarter le Front National qui n’apporte aucune solution, et n’est que l’expression du désarroi de nombreux Français par rapport à l’évolution d’une société dont ils se sentent écartés. Le FN n’a pas vocation à gouverner. Il est juste le marqueur des échecs des partis de gouvernement. Retrouvons l’efficacité, ce thermomètre baissera comme par enchantement…
« Les Coquettes » sont un trio de filles ravageur qui emporte tout sur son passage. Trois filles qui chantent et font tout de suite penser aux Andrews Sisters par leur dynamisme et l’entrain de leurs chansons.
Il y a Lola, la plantureuse qui chante divinement bien, Marie la pétillante au minois farceur, et Juliette la bombe blonde qui ne fait rien mieux que séduire… Ces filles nous font un show musical, plein de pep’s avec des chansons à leur sauce qui sont des petits bijoux d’humour. Notamment des chansonnettes enfantines qui émaillent tout le spectacle sur des sujets osés. Une bonne partie de rigolade…
Le cinéma a quelque chose de magique, quand vous vous retrouvez dans une petite salle d’art et d’essai. 6 ou 7 spectateurs tout au plus. Deux copines ensemble et, pour le reste, des personnes seules disséminées dans la salle minuscule qui, pour le coup, en devient grande.
Vous ne les connaissez pas, mais pour autant vous ressentez comme une vibration avec ces rares spectateurs. Une communion intellectuelle. Un sentiment d’appartenance à une même communauté. La confrérie virtuelle des amateurs d’images prêts à passer deux heures devant un film iranien ou d’un film argentin dont personne n’a entendu parler. Les doux dingues qui s’éloignent du box office pour trouver les émotions d’un cinéma intimiste inconnu. Ils acceptent le risque d’être déçus, du moment que le film les plonge dans un autre monde.
Je suis consterné de voir le nombre de personnes se déclarant prêtes à l’abstention à l’occasion du second tour. Pire, des groupes de pression comme « la Manif pour tous » appellent à voter Le Pen, car Macron n’est pas un chantre de la famille…
Ces positions sont totalement absurdes. Ce sont des réactions de petits boutiquiers qui balaient devant leur porte, et n’ont aucun horizon au-delà. Des gens qui se foutent de l’intérêt collectif du moment que leurs petites préoccupations et que leur pré carré soient toujours défendus.
J’ai combattu Emmanuel Macron car son programme était trop tiède et présentait des ambiguïtés. Mais à partir du moment où il a remporté le 1er Tour, Continuer la lecture de Macron sans hésitation.→
Le Show Room DS de la rue François 1er est un régal pour les yeux… Ils ont mis en exposition une très rare DS 21 Cabrio Chapron, la voiture qui me fait le plus rêver parmi les anciennes. Rouge vif carmin, cuir clair odorant, chromes rutilants… C’est la quintessence du bon goût français, avec une voiture d’exception qui donne des envies d’évasion. Echarpe au vent, front au soleil, Panama vissé sur le crâne, on se voit bien partir vers la côte normande en charmante compagnie pour aller faire chabadabada sur la plage. Une route buissonnière par les innombrables veines jaunes de la carte Michelin, avec la sérénité d’un maharadja sur le tapis volant de la souveraine suspension hydraulique.
La France vit actuellement un moment historique avec un risque réel de basculement vers le chaos, de connaître un Juin 40 économique. Quatre candidats à l’élection présidentielle sont dans un mouchoir de poche et deux de ces candidats sont susceptibles de détruire notre économie et probablement avec, la liberté et la démocratie car le chaos économique entraîne en général aussi le chaos démocratique. J’estime de mon devoir de m’exprimer pour tenter de contribuer à mon humble niveau à éviter le pire dans un contexte où chaque voix va compter. Je précise que l’opinion que j’exprime ici n’engage que moi. Nous Citoyens que j’ai fondé a choisi de rester neutre qui est une décision que je respecte bien sûr. Le mouvement pense comme moi que seulement deux candidats sortent enfin du déni de réalité, j’ai décidé de soutenir celui des deux qui a le programme le plus adapté à la gravité de la situation selon moi. Continuer la lecture de le long plaidoyer de Denis Payre→
Quelque part sur le chemin côtier entre Port Manech et Rospico, un moment de grande sérénité, seuls face à l’océan… Une mer d’huile, un ciel de traîne, pas le moindre souffle de vent; là-bas au loin, quelques petits optimistes encalminés… Le soleil darde sous les nuages, et donne une superbe luminosité que les genêts en fleur exacerbent. Un moment volé au temps, comme la Bretagne sait nous en réserver. Un moment de bonheur, simple et brut dans son expression.
Je ne résiste pas à l’envie de vous faire suivre le formidable éditorial de Didier le Ménestrel, directeur de la Financière de l’Echiquier.
Dans ce document, il nous appelle à prendre de la hauteur dans le débat politique, en rappelant les prophéties de Tocqueville. Autant le dire tout de suite, c’est du débat d’altitude !… Merci à lui d’avoir extrait des oubliettes de l’histoire ce joli précepte : « le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer les peuples à se passer de lui ».
Hélas, on n’en prend pas le chemin dans notre belle France où l’Etat veut tout régenter, et n’est jamais assez gros pour les extrêmes de droite comme de gauche. Tocqueville était pourtant français, mais il n’est pas prophète en son pays, on peut le regretter…
C’est toujours un peu magique d’aller acheter une nouvelle voiture ! Je retrouve des émotions de gosse, quand j’étais fou de petites voitures, et que mes parents me récompensaient d’être un enfant sage par l’achat d’un nouveau modèle de petite voiture Norev ( nom inversé de la famille lyonnaise Veron, fondatrice de Majorette ). Par un amusant concours de circonstances, quelques années plus tard, en 1984, j’apportais mon soutien à son dirigeant Emile Veron dans sa fugace aventure politique. Cet homme s’était lancé dans l’arène politique pour protester – déjà ! – de l’incompétence de la classe politique à légiférer le monde de l’entreprise dont elle ne connaissait rien. Mais dans la France mitterrandienne, tout de noir et blanc, c’était hélas une cause perdue.
Revenons à l’automobile… En fait, je ne venais pas changer mon véhicule ( ma 508 tourne comme une horloge et me donne toute satisfaction ), mais j’accompagnais un proche, tenté par la dernière 3008.
Mais qu’est-ce qu’ils nous font tous ? Ont-ils pété les plombs ? Plus de la moitié des Français sont prêts à voter pour les extrêmes. Y a-t-il chez mes compatriotes une telle volonté de se faire mal ? Une envie de tout faire exploser, un hara kiri collectif… J’ose espérer que ces votes désabusés sont juste un défoulement, ou encore l’expression d’une méconnaissance de l’économie. Alors, rappelons quelques faits, en quelques mots bien simples.
Notre pays va mal. Beaucoup plus mal que ses voisins. La faute à 40 années de laxisme qui nous aura vu dépenser, tous les ans, beaucoup plus que ce que nous gagnons. Aujourd’hui, pour 100 euros de recette fiscale, l’Etat dépense 126 euros (!). Nous avons accumulé une dette de 2200 milliards euros qui représente 95% du Produit Intérieur Brut( PIB ), soit la richesse de la nation. Chaque bébé qui naît a dès sa naissance une dette de 30.000 euros.
Le choc Ruffin-Macron a été instructif. Ruffin est un personnage de la gauche dure, pas si loin de la passionnaria des travailleurs Nathalie Arthaud ( même s’il se range derrière Mélenchon, l’étiquette est plus vendeuse ). Un adepte d’un monde bi-polaire où le patron exploiteur est foncièrement mauvais et le salarié une victime. Une conception qui malgré la dissimulation, reste celle du communisme, appelons-un chat un chat.
L’attaque de Ruffin est basse, car elle part d’un exemple particulier pour essayer d’en tirer des conclusions générales. Mais, après tout, si Whirlpool est une si bonne société, pourquoi n’en avons-nous pas chez nous ? Pourquoi tout le monde craque pour la nouvelle innovante Samsung ou glorifie la fiabilité de sa dernière Miele au lieu d’acheter du made in France ? C’est le cas tragique d’un Benoît Hamon qui peste contre les délocalisations, mais déclare dans son patrimoine une Opel Corsa. Faites ce que je dis, pas ce que je fais…
Qu’est ce qu’il nous manque !… Ce sketch est impensable aujourd’hui. Mais Desproges osait tout, avec un talent inégalé. On rit car on sait qu’il n’y a pas une once de méchanceté, ni de racisme chez lui. L’homme est juste un humoriste qui parle de tout. Il faut dire que c’était une époque de liberté, comme nous n’en avons plus.
Dans le même registre, voir la vidéo « les rues de Paris ne sont plus sures ». On réalise encore mieux la sensibilité de l’auteur. Dénoncer le racisme comme cela, c’est du grand art.
Un petit conseil : les moments de déprime, de doute et de fatigue, regardez et écoutez Desproges. C’est pétillant d’intelligence.
Il a décrit le spleen d’une façon unique, quasi définitive. Ces moments de tristesse qui s’imposent à vous parfois de manière impromptue. Quand le coeur est pris dans une tenaille, quand le monde autour de vous ne se voit qu’au travers de lunettes noires, quand plus rien n’a aucun attrait… On a tous connu cela, mais seul Paul Valery en a fait un poème plus vrai que nature… Continuer la lecture de Pessimisme d’une heure→
J’ai toujours adoré la clairvoyance et la superbe mécanique intellectuelle d’Alain Finkielkraut. L’homme n’est pourtant plus très en vue, car on lui reproche de dériver à droite, alors qu’il était à l’origine un compagnon de route de la gauche. Pour ma part, je ne participe pas à ce procès en sorcellerie. Alain Finkielkraut est un grand penseur de notre siècle, un homme pondéré et avisé, qui n’hésite pas à toucher du doigt là où ça fait mal.
Dans cette vidéo, il parle de deux sujets qui se rejoignent dans une même dénonciation. D’abord, le débat entre F. Fillon et C. Angot sous l’égide d’une chaîne publique; ensuite, la complaisance de la presse vis à vis du Président turc Erdogan qui insulte nos voisins européens et a tenu un propos extrêmement inquiétant qui n’a pas été repris par la presse française.
Nous étions des millions à visionner ce grand déballage médiatique entre les 5 principaux impétrants de la Présidentielle. Pour avoir échangé dans la journée avec quelques personnes, je me suis rendu compte que nous n’avions pas vu la même chose…
Les perceptions sont nécessairement différentes. Nous sommes sensibles à la dialectique de certains candidats et, à l’inverse, plus fermés vis à vis d’autres. Nous écoutons, mais n’entendons pas toujours. Les peurs, les préjugés et les haines recuites nous rendent parfois un peu autistes. Et comme toujours dans le débat politique en France, nous nous attachons parfois plus à la forme qu’au fond. Alors, nécessairement, il ne peut y avoir de vainqueurs. Juste l’expression de nos propres ressentis. Mon avis n’a donc aucune valeur particulière. Ce n’est rien d’autre qu’une sensibilité personnelle qui n’influera nullement celle des millions d’autres. La chose étant dite, voilà quand même ce que j’ai vu…. Continuer la lecture de Les leçons du débat→
Un nouveau film argentin qui traverse l’Atlantique, c’est souvent la promesse d’un bon moment de cinéma. Gagné ! Ce « citoyen d’honneur » est un film caustique qui constitue une belle réflexion sur la création littéraire. Un film assez surprenant car il n’est pas démonstratif et fait passer des messages avec une jolie économie de moyens.
Cet écrivain Prix Nobel rentrant pour la première fois dans le village reculé de son enfance, c’est le choc classique d’un monde rural plouc mais sincère de coeur, avec un citadin torturé ayant une haute estime de lui. Continuer la lecture de Retour compliqué à la maison…→