Carabistouilles

Ce blog est l’expression de mes pensées et de mes opinions. Tous les articles qui y figurent, sont rédigés par moi-même. Très exceptionnellement ( je crois que ce ne sera que la troisième fois depuis la création de Calembredaines ), je reproduis un article extérieur, car l’opinion développée me paraît intéressante pour nourrir le débat. Et bien sûr, j’y adhère à 100%… Voici donc le dernier éditorial de Didier Le Menestrel, président de la société de gestion Financière de l’Echiquier.

« Chaque année, l’ONG Oxfam publie un rapport à charge contre le capitalisme. L’édition 2018 n’y déroge pas. Elle fustige les entreprises du CAC 40, jugées trop généreuses avec leurs actionnaires, et dénonce un partage des profits déséquilibré, au détriment des salariés et de l’Etat. Continuer la lecture de Carabistouilles

« Volontaire » mais pas transcendant…

Ce film présente tous les atouts d’un succès : une affiche pleine de sensibilité, une jeune actrice très « engagée » au regard expressif ; un sujet sortant de l’ordinaire avec le quotidien des commandos de marine entre terre et mer… Et puis, il y a Lambert Wilson au casting. Un programme donc alléchant… qui ne tient malheureusement pas ses promesses.

C’est difficile de dire du mal de ce film, tant il est pavé de bonnes intentions. Continuer la lecture de « Volontaire » mais pas transcendant…

Un conflit qui s’exporte ( trop ) facilement…

Je suis toujours assez mal à l’aise face aux réactions épidermiques que suscite chez nous le conflit israélo-palestinien. Hélas, la semaine écoulée a été une semaine de grande violence avec de nombreux morts. Une nouvelle fois, c’est tragique !… Mais pour une fois, alors que nous sommes le plus souvent anesthésiés par ces flambées de violence récurrentes, nous avons eu droit à des réactions nombreuses, notamment un feu nourri contre Israel tant dans la presse que dans les réseaux sociaux. Les Français ont pris parti…

Ce conflit remonte à 1947, il est plus âgé que la majorité d’entre nous, mais du haut de notre citadelle des droits de l’homme, nous nous arrogeons le droit, tout un chacun, de discerner le bien du mal, les bons des méchants, les agresseurs des victimes. Oui, il est normal Continuer la lecture de Un conflit qui s’exporte ( trop ) facilement…

Dans les méandres du couple…

Il est misogyne et peu attentif. Elle est écervelée, petit oiseau sur la branche. Il est avocat, aime l’argent. Elle rêve d’occuper mieux ses journées. Ils sont amoureux, ou du moins c’est l’impression qu’ils donnent avec les petits mots doux qu’ils s’échangent. Ils sont de vieux mariés et ronronnent dans leurs habitudes.

Un dîner se prépare avec leurs amis les plus proches. Ils les attendent et échangent des banalités. Mais les amis annoncent qu’ils ont été cambriolés et le dîner tombe à l’eau. Cela va être le détonateur d’une crise conjugale de la plus belle eau.

« La Perruche » est une pièce Continuer la lecture de Dans les méandres du couple…

Un duo émouvant…

« Monsieur Je sais tout » : un film par excellence difficile à critiquer… Il est pavé de si belles intentions qu’on aurait mauvaise grâce à ne pas adhérer à l’histoire.

Arnaud Ducret est épatant dans un rôle d’entraîneur de football très autocentré sur lui-même. Quand on l’a vu tout jeune dans son One-man Show au Point Virgule, on n’est, à vrai dire, guère surpris de sa capacité unique à « rentrer dans des personnages ». L’homme est un caméléon. Et même dans un registre qui n’est pas celui de l’humour, il est convaincant.

Quant à son jeune partenaire, comment ne pas être bluffé ? Continuer la lecture de Un duo émouvant…

Auteuil se lâche : touchant !…

Ce qui est bien, l’âge venant, c’est que les verrous sautent et que les réalisateurs laissent plus facilement libre cours à leurs fantaisies. Daniel Auteuil en est une belle illustration avec ce film. Il sort de sa vénération pour l’oeuvre de Marcel Pagnol ( 4 films au compteur quand même ! ), et s’attaque à un sujet qui lui parle : les émotions suscitées par l’éclat de la beauté féminine auprès d’hommes très matures dont on pourrait penser qu’ils sont définitivement rangés des voitures.

Un sujet qui touche car il est courant de ne pas vouloir avoir l’âge de ses artères. Continuer la lecture de Auteuil se lâche : touchant !…

Quand la bière était libre…

Petit retour dans le passé et ces années 80 où tout était possible… Je ne suis pas fan de la marque ( je me range plutôt du côté de Kronenbourg où j’ai travaillé 6 mois ), mais cette pub a marqué mes années de jeunesse… Par la musique superbe de Robert Palmer, mais aussi par la liberté de ton de ces années insouciantes. Regardez bien : tout aujourd’hui serait interdit. La publicité pour l’alcool, les références sexistes… Triste époque que la nôtre !

Casse dans le disquaire de nos rêves…

J’ai finalement cédé… Cédé à la tentation d’un cambriolage dans le magasin de mes souvenirs. J’ai pris un abonnement Spotify…

Spotify, bienfaiteur de l’humanité. Le plus gros disquaire du monde. La caserne d’Ali Baba de toutes nos émotions auditives depuis l’enfance.

La musique accompagne notre vie. C’est le fil rouge des années qui passent. Nous avons tous des chansons associées à des moments de notre existence. Ainsi, par exemple, Continuer la lecture de Casse dans le disquaire de nos rêves…

Dans la tête des SS…

Formidable reportage de France 3 qui tente d’analyser le phénomène SS au cours de la seconde guerre mondiale. Ces hommes galvanisés qui ont défendu quasi jusqu’au dernier jour la cause hitlérienne. Ces troupes d’élite, considérées sur le plan militaire, comme les meilleures unités offensives sur le terrain, des Spartiates des temps modernes, particulièrement redoutables car fanatisées et sûres de la justesse de leur cause.

Ce reportage est passionnant car il contient des interrogatoires d’anciens SS, des vieillards maintenant proches du tombeau. Pourquoi ont-ils suivi cette voie ? Ont-ils des regrets ? Ont-ils l’impression de s’être fait embobiner ? Leur conscience les taraude-t-elle d’avoir été des machines à tuer ?

Le téléfilm analyse sans juger le parcours de ces hommes. Continuer la lecture de Dans la tête des SS…

Des moineaux qui volent très bas…

Quelle disgrâce ! Les Ricains qui jouent les Ruskoffs, c’est la promesse à coup sûr de clichés à la pelle. Surtout dans l’environnement du moment où Poutine et les Russes ne sont pas des « good guys ». Le film « Red Sparrow » ne nous épargne rien avec son école des « moineaux », autrement dit des agents russes prêts à tout pour collecter des informations au service de l’Etat. Charlotte Rampling reprend du service à cette occasion dans le rôle d’une formatrice coriace et revêche. Nul doute que son caractère froid et altier a aidé au moment du casting.

Tout le film est centré sur le personnage de Jennifer Lawrence, nouvelle star des ados depuis le succès des Hunter Games. Le scénario vise à la mettre en valeur, et il faut lui reconnaître qu’elle donne de sa personne. Continuer la lecture de Des moineaux qui volent très bas…

Une prière qui vous possède…

Un film ouvertement religieux, cela peut rebuter un public le plus souvent agnostique ou athée. Mais ce film porte une telle charge d’humanité qu’il en devient lumineux et visible par tous. Tout y est vrai.

Cela débute sans préambule dans la voiture qui conduit un jeune homme vers un centre de désintoxication par la prière et le travail. Ces premières minutes de silence, troublées par de courts échanges, vous captent l’attention comme si c’était votre fils ou votre frère qui était là, dans cette voiture, montant sans conviction sur le chemin de sa rédemption. Continuer la lecture de Une prière qui vous possède…

« Le Cavalier suédois », onirique et envoûtant…

Leo Perutz est un juif autrichien assez malin pour avoir quitté son pays à temps en 1938. C’est aussi un auteur prolifique qui a écrit de nombreux romans. Il est le maître d’un genre bien à lui, à savoir l’historique-fantastique, à savoir un récit qui flirte avec le fantastique dans un contexte historique bien campé. « Le Cavalier suédois » est jugé comme son chef d’oeuvre. A raison, me semble-t-il, même si je n’ai pas encore lu « le Marquis de Bolibar » qui a aussi marqué les esprits…

« Le Cavalier suédois » parle d’une femme âgée rédigeant ses mémoires. Elle y parle de son père, surnommé « le cavalier suédois » qui est mort à la guerre, quand elle était enfant. Ce même père s’est couvert de gloire sur les champs de bataille. Mais, dans le même temps, chaque soir, il venait la voir dans son lit, à l’insu de la maisonnée. A des milliers de kilomètres de ses champs de bataille… Elle n’a pas rêvé, elle en est sûre… Et un jour, Continuer la lecture de « Le Cavalier suédois », onirique et envoûtant…

« Wonder Wheel », roue rouillée…

Woody Allen est sans doute le réalisateur le plus foisonnant de notre époque. Il n’est pourtant plus très en cour depuis quelques temps, notamment depuis qu’il a défendu mollement Harvey Weinstein. Et sa vie privée est plutôt trouble. Il est donc difficile de critiquer son dernier film sans donner l’impression de hurler avec les loups.

Mais bien que « Alleniste » de coeur, je suis très déçu par son dernier film. Un film mineur qui essaye de surfer sur les images chatoyantes des années 50, parfaitement bien rendues dans une petite ville balnéaire avec un grand parc d’attraction. Une reconstitution sérieuse donc…. Est-ce suffisant pour rendre passionnante une nouvelle chronique du temps qui passe et des amours crépusculaires chez une femme mûre ? Continuer la lecture de « Wonder Wheel », roue rouillée…

La drague au XVIème siècle…

C’est une petite merveille d’écriture !… Un extrait de « la Violente Amour » de Robert Merle ( collection Fortune de France ). Le récit tout en finesse de ce qu’on qualifierait aujourd’hui de « proposition malhonnête » entre deux amants putatifs. Texte très amusant car il est à rebours des pratiques courantes qui veulent que ce soit toujours l’homme qui prenne l’initiative…

Le texte est dans son jus. Pas de fautes, ni d’erreurs de frappe. C’est du vieux français, avec des mots parfois inconnus qu’on devine plutôt que les comprendre. Mais la musicalité de la langue est merveilleuse. Les circonvolutions de la pensée sont traduites avec une acuité formidable; les jeux de posture de chaque sexe subtilement rendus; l’humour est affleurant… Je me délecte à cette lecture. Jamais la beauté de notre langue n’est jamais aussi magnifiée que dans les livres de Robert Merle. Mais faites votre propre jugement avec cet extrait : Continuer la lecture de La drague au XVIème siècle…

« Le retour du héros » : joli marivaudage

L’épopée napoléonienne ne donne pas souvent lieu à des films. C’est dommage car les costumes sont étincelants, entre les robes vaporeuses des femmes et les uniformes chamarrés des hommes. Alors, lorsque qu’une comédie en costume sort sur les écrans, avec un duo jubilatoire au casting, la tentation est grande de foncer prendre un billet.

En l’occurrence, l’instinct était bon car « le retour du héros » est une comédie enlevée avec un Dujardin séducteur comme jamais. Face à lui, Mélanie Laurent étonne par son jeu contemporain où perce des faiblesses féminines d’antan. Elle est irrésistible. Le tandem s’oppose à fleuret moucheté dans un marivaudage qui déclenche l’hilarité. Continuer la lecture de « Le retour du héros » : joli marivaudage

Ancillaire

Le français est très riche. En voilà une belle illustration !… Est ancillaire ce qui a rapport avec des personnes à votre service. Un synonyme de « domestique », mais plus précis. Car un travail domestique est un travail fait à la maison. Alors qu’un travail ancillaire est fait par un domestique.

Là où le français devient génial, c’est quand on adjoint à l’adjectif des mots inattendus. Des « amours ancillaires » pour désigner des relations avec des personnes, le plus souvent des servantes, ayant des liens de subordination. Ou dit plus grossièrement, user de son « droit de cuissage »…

L’expression « amours ancillaires » est plus raffinée. Surtout, tout est dit en deux mots…

Peau-au-feu à la lyonnaise…

En matière de polar, vous savez tout de suite quand vous en tenez un bon : vous ne pouvez plus le lâcher… Vous êtes entré dans l’histoire; vous adhérez aux personnages; vous prisez l’intrigue; vous goûtez au style; vous savourez le suspense… C’est du caviar !

Mais ajoutez un peu de sel avec une action qui se passe dans votre ville natale, Lyon, Lugdunum, la cité des Gaules et de Guignol, et vous voilà parti dans une lecture mariant palpitation et nostalgie.

« L’inconnu de la Tête d’Or » est la cinquième aventure du Commissaire Abel Severac. Continuer la lecture de Peau-au-feu à la lyonnaise…

Blog de Bernard ; traits d'humeur sur l'actualité