Tombés dans l’oubli…

Contrairement aux nombreux chanteurs mis en selle par la Môme Piaf ( Yves Montand, Georges Moustaki, Charles Aznavour, etc… ), les Compagnons de la Chanson ne passent plus sur les ondes radio. Ce groupe de 9 voix harmonieuses parfaitement raccord a pourtant eu une carrière exceptionnelle de près de 40 ans. Ils ont rempli des salles de spectacle pendant des mois consécutifs. Un vrai succès national, bien lancé par la petite Edith Piaf qui ne sentait jamais aussi bien qu’entourée de ces neuf beaux messieurs…

Pourquoi sont-ils donc à ce point tombés dans l’oubli ? C’est un mystère… Les groupes choraux de l’époque ne sont plus en cours. C’est vrai aussi des Frères Jacques, des pros de la chanson à texte qui doublaient leurs chansons de gestuelles et mimiques sur scène comme des clowns de cirque. Des chanteurs passés de mode, dont les extravagances paraissent un peu surannées.

Mais les Compagnons étaient plus sobres.

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Rommel va-t-il gagner ?

Ken Follett est un auteur prodigue. Ses romans sont tellement nombreux qu’il est difficile de choisir. En général, je suis toujours sur la défensive face aux « serial writers ». Un roman est d’abord une rencontre entre un écrivain et une histoire. Alors débiter des histoires comme des « petits pains », cela me crispe par principe. L’écriture n’est pas un métier, plutôt une grâce passagère…

Le « Code Rebecca » : j’ai pioché l’idée chez une Babeliote, fan de l’auteur. Un récit d’espionnage dans l’Egypte des années 40, quand Rommel et les troupes de l’Afrika-Korps menaçaient l’occupation anglaise, voilà un scénario qui fleure bon l’aventure. Et puis, c’est un livre dont on a fait un film ( pas une grande réussite au box-office ), signe que le récit était suffisamment riche. Bonne pioche !

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Dans le jardin de l’Ogre…

Déstabilisant… C’est le ressenti immédiat face à ce livre. Une réaction instinctive parce qu’il parle d’une chose rare, presque tabou, à savoir l’addiction sexuelle chez une jeune femme qui cède aux avances, quand elle ne les provoque pas, de nombreux hommes de passage. Une femme esclave de ses pulsions que le vulgus pecus affuble d’adjectifs injurieux, alors que la version masculine de ces comportements suscite, plus souvent, des commentaires flatteurs, ou au pire, une certaine forme d’indulgence. Après tout, les femmes ont acquis leur indépendance, la liberté vis à vis des choses du sexe et la maîtrise de leur corps. Pourquoi ne seraient-elles pas aussi à l’affût du plaisir à l’état brut ?

Pourquoi se sent-on, malgré tout, un peu gêné par l’histoire d’Adèle ?

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