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Doux comme de la soie… lyonnaise

Posted by Bernard on octobre 21, 2020 in Accueil, Litterature |

Dans la région lyonnaise, les aventures du commissaire Abel Severac commencent à être un vrai succès d’édition. Pensez-donc, six romans publiés à ce jour chez les Editions AO, qui se passent chacun dans des arrondissements différents de la ville de Lyon. Cela nous promet donc encore trois opus, et c’est une excellente nouvelle…

Rouge Vaise est le second livre que je découvre après « L’inconnu de la Tête d’Or » que j’avais adoré. Il est vrai, je suis Lyonnais, attaché à ma ville de naissance et suis flatté que l’auteur, Jacques Morize, un Parisien exilé en bord du Rhone, de Saone et du Beaujolais se soit entiché de ma ville de coeur au point de délicatement la magnifier dans chacun de ses romans. Avant d’être des polars délicatement ciselés, les romans de Jacques Morize sont une vraie déclaration d’amour à la ville de Lyon, célèbre pour ses chefs en cuisine, sa rosette, ses grattons et ses bords de fleuve où il fait bon flâner, les yeux rivés sur la basilique de Fourvière.

J’ai eu un réel plaisir à rentrer à nouveau dans l’univers du commissaire Severac, et me suis promis, dans l’instant, de faire un sort à tous les autres épisodes de la série. Jacques Morize a un vrai talent pour mettre ses lecteurs dans sa poche. Son personnage est savoureux en diable, un chef de famille nombreuse, divorcé mais toujours attaché à sa femme. C’est un homme avec ses faiblesses, notamment celle d’avoir du mal à résister aux charmes féminins. Un queutard donc, mais si chaleureux, qu’on se laisse emporter par ses enquêtes et par ses aventures menées tambour battant avec l’équipe hétéroclite qui l’entoure.

Pour les puristes du polar que je ne suis pas, il faut préciser que le scénario n’est pas prévisible et réserve des surprises. Morize connaît son affaire, et sait nous égarer sur des fausses pistes. Rouge Vaise ne déroge pas à la règle, avec une histoire de vengeance à tiroirs qui vous entraînera loin.

Si j’ai envie de porter haut les couleurs de Severac, c’est parce que j’ai ressenti un vrai bonheur à cette lecture. Comme pour le précédent livre, « l’Inconnu de la Tête d’Or« , j’étais bien. Très bien. Comme plongé dans un liquide amniotique de connivence. Je vibrais régulièrement à quelques éclats littéraires, des jeux de mots ou des passe-d’armes entre personnages ( cf. extraits ) qui sont la signature d’un bon écrivain. le tout dans ma bonne ville de Lyon, ce qui donne à cette lecture une touche de nostalgie qui est à ce récit comme le condiment ultime d’une spécialité lyonnaise qu’on dévore à pleine dents… 

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